Des experts de l’ONU exhortent le Pakistan à ne pas exécuter des prisonniers souffrant de maladie mentale

Les experts des Nations Unies ont exhorté le Pakistan à ne pas procéder à l’exécution arbitraire de prisonniers atteints de maladie mentale. L’exécution de Khizar Hayat, condamné à mort en 2003 pour avoir tué un collègue, a été suspendue samedi par la Cour suprême du Pakistan, trois jours seulement avant la pendaison de cet homme de 55 ans.

 Selon des médecins du gouvernement, Hayat souffrait de schizophrénie en 2008. Agnes Callamard, experte auprès des Nations Unies pour les exécutions extrajudiciaires et les droits des personnes handicapées, a déclaré que l’imposition de la peine capitale à des personnes souffrant de troubles psychosociaux était une violation flagrante des obligations internationales du Pakistan. La Cour suprême du Pakistan tiendra aujourd’hui une audience pour déterminer si l’exécution de Khizar Hayat peut avoir lieu.

 Les experts de l’ONU ont déclaré que Hayat, qui est en détention depuis plus de 15 ans, est maintenu à l’isolement depuis 2012, exhortant le gouvernement à mettre fin à l’exécution et à mettre en doute la véracité de sa condamnation.